• Michel Dubray

Réflexions au sujet du vinaigre des quatre voleurs (2ème partie)


Analyse des formules

Trois plantes communes aux quatre recettes


La première est l’absinthe dont trois fois Artemisia pontica, l’armoise romaine. S’il y a bien une plante amère, c’est bien celle-ci :

C’est une aromatisante amère, qui stimule les sécrétions gastriques et l’appétit, carminative et cholérétique, mais surtout anthelminthique, acaricide, parasiticide [2] . L’absinthe synthétise des homoditerpènes peroxydés qui sont capables de détruire le vecteur de la malaria (paludisme) à très faibles doses (comme l’artémisinine) [1]. Les Indications de la plante entière sont donc : inappétence, ballonnements et flatulences, aménorrhées et dysménorrhées, paludisme.

                 La deuxième plante qui apparaît ensuite est la rue : Ruta graveolens L. de la famille des Rutaceae. Ce sous-arbrisseau aromatique du pourtour méditerranéen vivace à une odeur fétide lorsqu’on froisse la plante. Utilisée dans la Grèce antique et en Egypte pour provoquer les règles et même des avortements ; Son parfum particulier fait fuir les chats et les rongeurs de son entourage.

                 Panacée du Moyen-Âge, elle était réputée surtout anti-aphrodisiaque, et utilisée contre l'épilepsie, les empoisonnements. On utilise les sommités fleuries, et parties aériennes fleuries. L’on connait maintenant sa composition qui confirme son intérêt dans le vinaigre des 4 voleurs à savoir : la plante contient 0,5 % d’huile essentielle (dont 50 à 90 % de 2-undécanone et autres cétones) : Antiparasitaire, vermifuge, antispasmodique. Des flavonoïdes (dont rutine), des furanocoumarines et des alcaloïdes quinoléiques (1,4 %).

                   Ce qui l’indique pour : les aménorrhées, parasites intestinaux, tendinites et lombo-sacralgies, l’eczéma, le psoriasis, l’hystérie, l’épilepsie, les vertiges, les empoisonnements. Contre-indiquée pendant la grossesse et chez les enfants, abortive et neurotoxique, photosensibilisante (manipuler avec des gants), toxique (tous organes), potentiellement génotoxique.

A l’heure actuelle n’est utilisée qu'en dilutions homéopathiques (D3)

              Deux plantes qui ont en commun les propriétés vermifuges, antiparasitaires, fluidifiants sanguins (l’une par les coumarines et l’autre par les furocoumarines), et neuroleptiques.

              La troisième matière qui est contenue dans les 4 formules est le camphre, Cinnamomum camphora de la famille des Lauracées. C’est un antiseptique et stimulant pulmonaire, bronchodilatateur, expectorant (On en frictionne la poitrine en cas de bronchite). Antispasmodique, analgésique, anthelminthique (qui possède une action contre les oxyures et le ténia parasitant l'intestin), antirhumatismal, cardiotonique, carminative, diaphorétique, sédatif.

                    Le camphre est extrait du camphrier qui est un arbre originaire d'Extrême-Orient, plus précisément de Chine, Taïwan et Japon, il est obtenu par distillation du bois du tronc. Employé depuis des milliers d'années en médecine chinoise. C’est Marco Polo, au XIII siècle, qui le rapporta comme remède et comme parfum.

                   Le camphre combat les crises d'asthme, mais aussi les faiblesses cardiaques et les états de choc émotionnel. Ce qui est à retenir ici c’est sa propriété antiseptique sous forme d’huile très connu (baume du tigre, huile camphrée) il est un composant majeur de l’élixir du suédois (le camphre pénètre tous les tissus) ensuite c’est un tonicardiaque efficace.

A noter que l’huile essentielle de Cinnamomum camphora est le Ravintsara antiviral et immunostimulant reconnu. Il existe une toxicité neurologique à partir de 50 mg/kg [3]


Le Dr Jean Yves Henry cite à propos du camphre : « ce remède homéopatique a été utilisé avec succès au 19ème siècle dans le choléra (avec Cuprum ou Veratrum album) ». Le Dr. Des Guidi (élève de S. Hahnemann) l'utilisait comme maitre-remède des convulsions et de l'épilepsie. » [4]


N.B. : toutes les plantes suivantes contiennent du camphre : absinthe, romarin, sauge officinale, sauge d’Espagne, armoise, lavande aspic et lavande stoechade, tanaisie. Et on peut observer aussi que nous les retrouvons dans la recette pour la plupart d’entre-elles.



Autres plantes présentes en fonction des recettes


            La menthe Mentha pulegium L.(je penche plus pour Mentha pulegium très commune et sauvage que toute autre menthe) et la lavande, deux plantes : l’une rafraîchissante, indiquée dans les infections respiratoires communes, retards de règles, démangeaisons, prurit, l’autre sédative, fébrifuge, antalgique et anti-inflammatoire, antibactérienne, antifongique, les deux pour aromatiser, édulcorer l’ensemble, qui se retrouvent dans 3 formules sauf celle de Marseille ou ces plantes sont « remplacées » par :

- Le marrube blanc, grande antiseptique et expectorante des bronches et

-   La marjolaine indiquée dans les affections bronchiques aigues bénignes, troubles digestifs, flatulences, coliques, gastrites, l’anxiété, la spasmophilie, rhumes et nez bouché en inhalations,

 - L’ail : antimicrobien aux propriétés bactéricide et fongicide, antiputride intestinal, vermifuge (anthelminthique), inhibe le biofilm bactérien de Campylobacter jejuni [5], antioxydant, immunostimulant, hépatoprotecteur, activité antiagrégant plaquettaire, anti-athéromateux, effets immunomodulateurs, augmente l'activité des macrophages, réduit fortement le nombre, la durée des infections graves des voies respiratoires supérieures [6]

-   L’aunée (Inula helenium) la racine : béchique (antitussif), expectorant, mucolytique, sudorifique, anthelminthique, antiviral, anti-allergique et antispasmodique pulmonaire, anti-inflammatoire bronchique (L'aunée était utilisée autrefois dans la tuberculose), antibactérienne (Staphylococcus aureus) [7] et anthelminthique [8] très connue contre les toux chroniques, coqueluche, l’asthme.

    La sauge se retrouve dans les formules sauf dans l’originale de 1728 où elle semble être remplacée par le thym et le genièvre. La sauge est très connue comme antisudorale (sueurs des tuberculeux, des maladies chroniques) c’est aussi une antibactérienne, antifongique et antivirale [9], antalgique et anti-inflammatoire [10], anticatarrhale, mucolytique, expectorante.

    Toutes les autres plantes vont être rajoutées au fil des ans, pour obtenir une synergie et une efficacité de plus en plus grande, pensait-on. Et les plantes qui vont être rajoutées ont pour la plupart ces quatre propriétés communes d’être, digestives, antibactériennes, antiseptiques, fluidifiantes sanguines, parfois vermifuges et diaphorétiques. Toutes actions et interactions nécessaires à la lutte contre les virus.

       Comment et pourquoi avoir choisi ces plantes à l’époque ? D’autant plus qu’on ne connaissait ni les composants ni les activités pharmaceutiques complètes des plantes. En réalité on va les choisir selon trois critères : l’odeur, la nature (chaude, froide, sèche, humide) et la saveur (ici amère). La pensée est d’appliquer la théorie des miasmes* à savoir chasser les mauvaises odeurs par d’autres plus agréables et ainsi sans le savoir pratiquer une sorte d’aromathérapie et olfactothérapie avant l’heure.

        La muscade par exemple est anti-inflammatoire, analgésique (par inhibition des prostaglandines) [11], antibactérienne, antiseptique intestinal, facilite la digestion, Inhibiteur de l’agrégation plaquettaire et antithrombotique, antipaludéenne potentielle grâce à l’eugénol. [12]

            L’acore odorant : digestif, anticonvulsivant, antispasmodique, immunosuppresseur, anti-inflammatoire, antimicrobien….

        Ce que l’on retient dans cette analyse sur une cible précise, ici, l’infection et sa propagation, est le remarquable choix quelle que soit la formule, des plantes choisies pour l’élaboration de ce vinaigre des 4 voleurs.

             Le vinaigre en lui-même : d’abord facile à faire et à se procurer, et surtout à portée de mains. On réalise ses propriétés antalgiques et antiseptiques par sa saveur acide et même caustique, (présente un pH très acide). Au XVIIème siècle on va l’utiliser sur tout ce qu’il faut brûler, anéantir : cors, verrues, mycoses, piqûres d’insectes. Il masque les mauvaises odeurs des lieux publics, stimule par inhalation les états de syncope, les migraines. C’est l’ancêtre du Synthol en quelque sorte ! (si je peux me permettre une deuxième note d’humour !).

Du point de vue énergétique en Médecine Chinoise


     Le vinaigre est yang réchauffant, nourrit le foie, donne de l’énergie au poumon, harmonise le cœur.

        La rue de saveur amère et de nature piquante chasse le vent, élimine la chaleur, vivifie le sang, neutralise et chasse les toxiques, dissipe les œdèmes.

       L’absinthe de saveur amère et de nature piquante élimine la fièvre, dissipe la chaleur, lutte contre le paludisme.

      Le camphre de nature piquante et chaude ouvre les orifices, élimine les impuretés, détruit les parasites réduit les gonflements (furoncles).

      Parmi les plantes qui dispersent le vent et le froid (les symptômes grippaux) il y a le romarin de saveur piquante et nature tiède qui provoque la sudation.

Parmi les plantes qui dispersent le vent chaleur il y a la menthe (mentha piperata) de nature fraîche et de saveur âcre ; le mélange freine, sans être trop asséchant, une sudorification qui permet d’éliminer les pervers.

Changement au fil du temps, mais toujours présent

           Déjà au XIVème siècle nombre de manuscrits, notamment les Tacuinum Sanitatis[13] (Tableaux et santé) donnent des recettes pour fabriquer du vinaigre , le parfumer et le rendre plus fort encore. On met de l’oseille dans un vase de vin doux qu’on laisse à l’air. Pour faire un vinaigre très fort, on met des cornouilles et des mûres sauvages quand elles commencent à rougir, des baies de sureau et des prunelles aigres. On les réduit en poudre puis on rajoute cette poudre à du très bon vinaigre. On en fait des petits pains bien secs et lorsque l’on veut un vinaigre très fort on prend du vin fort dans lequel on rajoute une once de ce pain.

        On peut mettre aussi de la poudre de racine de raifort dans du vin mélangée à du vinaigre que l’on sèche et dont on fait du pain. On le plonge dans le vin et l’obtention d’un vinaigre est instantané ! Pierre de Crescens (1233-1320) rajoute que l’opération peut se faire à table en mangeant.

           Les épiciers notaient le vinaigre piquant, très piquant, le doux, le doux acide, le blanc, le salé, l’astringent, le visqueux, et des vinaigres composés : à l’ase fétide, à la menthe pouliot, à la rose, et surtout à la scille (Urginea maritima (L.) BAK).

           Les médecins de cette époque le considèrent comme froid et sec (parce qu’il assèche),  qu’il est utile à la bile, aux gencives et à l’appétit. Mais nocif aux nerfs et aux voies respiratoires. Auquel cas il faut rajouter de l’eau et du sucre pour lui ôter cette nocivité. Il était utilisé en cas de perte de connaissance en frottant le nez, le visage et les mains du patient.

        L’indication dans le codex au XVIIIème siècle est : « Ce vinai­gre est employé comme préser­vatif dans les mal­adies con­tagieuses. On s’en frotte les mains et le vis­age ; on en brûle dans les apparte­ments, on en gar­nit des fla­cons pour aspirer dans la syn­cope. ».

Un célèbre vinaigrier-​distillateur, le sieur Maille Antoine, repris cette recette en 1737 pour en faire un pro­duit d’épicerie, voici ce qu’il en disait :

« Le vinai­gre des 4  voleurs, tel qu’il fut com­posé par les médecins lors de la peste de Mar­seille, est un excel­lent préser­vatif con­tre tout air con­tagieux. Il faut en met­tre dans le creux de la main, échauf­fer la liqueur puis la respirer et s’en frot­ter les tem­pes. On peut en boire à jeun une cuillerée à café dans un verre lorsqu’on est obligé d’approcher les per­son­nes atteintes de mal­adies pesti­len­tielles. Ce vinai­gre est par­ti­c­ulière­ment recom­mandé con­tre les mal­adies des gens de mer, con­tre l’air infect et cor­rompu qu’on ne respire que trop sou­vent dans les vaisseaux. »

         Dix ans plus tard, son fils, Antoine-Claude Maille crée une cinquantaine de vinaigres de toilette pour la noblesse, qui sont pour la peau, les boutons, la voix, les vapeurs, les bains, les cheveux… Il se lance ensuite dans la fabrication d'une vingtaine de moutardes. À la fin de sa carrière, il aura créé plus de 200 vinaigres de toilette ou aromatisés et autant de moutardes.

       Certaines recettes ajoutent de nouveaux composants comme des huiles essentielles, ce n’est pas une mauvaise idée si l’on respecte bien les doses et qu’on ne met pas plus d’une huile essentielle de circonstance, ici, le ravintsara ou eucalyptus radié.

       Certains mettent du silicium, et/ou de l'huile de graines de nigelle..., du shiitake, du jus de goji, pourquoi pas ?

      Il existe le Vimiel : vinaigre auquel on a rajouté du miel, qui a pour effet d’atténuer l’acidité. Il n’a pas d’utilité thérapeutique mais surtout culinaire.

      Le vinaigre Uberti : en 1976 Louis Uberti crée un vinaigre aux 34 puis 50 extraits de plantes, on y trouve de la chicorée, des jus de légumes, des jus de fruits dont banane, pamplemousse, ananas, des algues (!), des aromates et plantes médicinales. Appelé élixir spécial, il est très agréable au goût. Comme pour beaucoup d’élixirs, le mélange d’autant d’extraits ne nous donne pas sa nature (froid, chaud, sec, humide) dominante qui doit être tiède pour un vinaigre, composé d’autant de plantes aux énergies différentes, il ne garantit pas une plus grande activité médicinale. Mais peut-être même le contraire.

Quelques conseils

      Dans tous les cas, toujours mettre dans le vinaigre des plantes sèches, sauf l’ail ou l’oignon qui doivent être mis frais. Les quantités utilisées vont en général de la poignée à la cuillère à soupe, comme souvent avec les plantes sèches, et donc facile à faire soi-même et pas vraiment besoin de balance. Par contre bien doser le camphre qui peut se révéler allergène pour certains et toxique en surdose.

       Actuellement les vinaigres, inspirés de la célèbre recette sont plus adaptés à la cuisine, à base de vinaigre de cidre, et ne contiennent pas de rue officinale qui est abortive.

      Une solution pour ceux et celles qui sont pris de court : faire le vinaigre des 4 voleurs à maturation accélérée dans un bain marie ou mieux une yaourtière ! On place les végétaux et le vinaigre dans les petits pots d'une yaourtière et après une nuit de maturation on obtient le vinaigre. Une façon de préparer dans l’urgence, sinon la macération des plantes pendant une dizaine de jours est nettement préférable, la lixiviation pouvant s’opérer d’une manière homogène.

L’application du vinaigre des quatre voleurs qui ressort de l’étude :

- un puissant désinfectant,

- il est naturellement antiseptique, il nettoie les blessures, la peau (les peaux acnéiques) et les cheveux,

- il favorise la cicatrisation des plaies,

- il permet de se protéger de la contagion lors d'épidémie,

- il combat le feu de rasage et diverses irritations de la peau, brûlures et coups de soleil,

- il fonc­tionne très bien pour le zona ou (her­pès),

- il sert d'anti-poux, et élimine les lentes,

- il est utile dans la bronchite en cat­a­plasme dilué et chaud,

- Certains l’utilisent en inhalation dans les sinusites,

- il apaise les démangeaisons des piqûres d'insectes,

- il est anti-inflammatoire,

- il va calmer une carie en brossage (girofle),

- il traite les inflammations de la gorge, et les aphtes (dilué dans de l’eau),

- il a des propriétés digestives,

- il apaise les rhumatismes et les douleurs articulaires,

- il aide au soulagement des maux de tête (en compresse, posé sur le front et les tempes),

- il renforce l'immunité naturelle,

Lors de l'épidémie de choléra qui s'est abattue sur le Guatemala en 1996, les Médecins Aux Pieds Nus ont recommandé l'usage de ce vinaigre miraculeux aux Indiens Mayas vivant dans les montagnes de l'Altiplano. La contagion fut neutralisée.

*La théorie des miasmes est une théorie épidémiologique qui prouve que les maladies telles que le choléra, la chlamydiose, la peste noire sont causées par un « mauvais air ». Ils supposaient que les particules dans l’air, « les miasmata », causent les maladies. Façon d’exprimer qu’il y a contagion par les voies aériennes. Se rappeler que le microscope a été inventé autour de 1600. Cette théorie a été souvent démentie mais c’est réellement au XIXème siècle qu’elle est réfutée grâce à la découverte des bactéries et microbes qui va donner « la théorie des germes » vers 1878.

Qu’est-ce qu’un micro-organisme ? Ce n’est qu’un organisme très petit, non visible à l’œil nu qui peut expliquer les maladies. On en distingue trois groupes essentiels :

-  Les champignons : qui sont responsables de pneumonies, de mycoses ou encore d’allergies.

-  Les bactéries : infections respiratoires, intoxication alimentaire …

-  Les virus : qui peuvent être à l’origine de grippe, varicelle, rhume …

Bien sûr nous connaissons des micro-organismes non pathogènes pour l’homme (probiotiques).

Les plantes qui composent le vinaigre des 4 voleurs que nous venons de voir sont justement pour la plupart antifongiques, antibactériennes et antivirales.

    On comprend ainsi pourquoi cette préparation a traversé 2 siècles. Il n’y a plus d’inconvénient majeur à l’utiliser en prévention d’une maladie infectieuse. Bien sûr, comme pour l’application des huiles essentielles en traitement d’attaque, y avoir recours régulièrement 3 à 4 fois dans la journée permet d’assurer une protection homogène.  

        Attention, il reste un produit asséchant. Appliquer une crème hydratante à l’aloe vera ou au calendula de temps en temps pour compenser.


      Sans doute la manière de l’appliquer n’a peut-être pas toujours été optimale lors des XVIème, XVIIème et XXVIIIème siècles. Donc, si vous manquez de gel hydroalcoolique qui dessèche fortement la peau et qui, selon une étude serait cancérigène ? L'alcool présent dans ces solutions peut, à l'excès, réduire les défenses de la peau, car nous sommes pourvus d’une flore cutanée qui protège nos mains des agents pathogènes. (CNEWS -Mis à jour le 13/03/2020). Rien n’empêche de le substituer par le vinaigre des 4 voleurs si celui-ci est fait dans les règles de l’art.



Michel Dubray 14 avril 2020



Glossaire

Artemisia Pontica

- Antiseptique : un antiseptique est un désinfectant à usage corporel ; c'est une substance qui tue ou prévient la croissance des bactéries, champignons et des virus sur les surfaces externes du corps,

qui empêche l'infection en détruisant les microbes.

- Anti-infectieux : en pharmacologie, qualifie une substance permettant de lutter contre l'infection.

- Diaphorétique : qui favorise la transpiration.






Réf :

1. Zafar MM, Hamdard ME, Hameed A. Screening of Artemisia absinthium fantimalarial effects on Plasmodium berghei in mice: a preliminary report. J Ethnopharmacol. 1990 Sep;30(2):223-6. PMID 2255213

2. Chiasson Hélène, Bélanger André, Bostanian Noubar, Vincent Charles, Poliquin André. Acaricidal Properties of Artemisia absinthium and Tanacetum vulgare (Asteraceae) Essential Oils Obtained by Three Methods of Extraction. Journal of Economic Entomology, Volume 94, Number 1, February 2001 , pp. 167-171Gouin S, Patel H. Unusual cause of seizure. Pediatr Emerg Care. 1996 Aug;12(4):298-300. PMID 8858658

3. Médecine intégrée.com l’herbier Dr J.Yves Henry .

4. Lu X, Samuelson DR, Rasco BA, Konkel ME. Antimicrobial effect of diallyl sulphide on Campylobacter jejuni biofilms. J Antimicrob Chemother. 2012 Aug;67(8):1915-26. doi: 10.1093/jac/dks138. PMID 22550133

5. Ried K. Garlic Lowers Blood Pressure in Hypertensive Individuals, Regulates Serum Cholesterol, and Stimulates Immunity: An Updated Meta-analysis and Review. J Nutr. 2016 Feb;146(2):389S-396S. doi: 10.3945/jn.114.202192. PMID 26764326

6. Stojanović-Radić, Z., Čomić, L., Radulović, N. et al. Antistaphylococcal activity of Inula helenium L. root essential oil: eudesmane sesquiterpene lactones induce cell membrane damage. Eur J Clin Microbiol Infect Dis 31, 1015–1025 (2012). https://doi.org/10.1007/s10096-011-1400-1

7. El Garhy MF, Mahmoud LH. Anthelminthic efficacy of traditional herbs on Ascaris lumbricoides. J Egypt Soc Parasitol. 2002 Dec;32(3):893-900. PMID 12512821

8. Nolkemper S, Reichling J, Stintzing FC, Carle R, Schnitzler P. Antiviral effect of aqueous extracts from species of the Lamiaceae family against Herpes simplex virus type 1 and type 2 in vitro. Planta Med. 2006 Dec;72(15):1378-82. PMID 17091431

9. Qnais EY, Abu-Dieyeh M, Abdulla FA, Abdalla SS. The antinociceptive and anti-inflammatory effects of Salvia officinalis leaf aqueous and butanol extracts. Pharm Biol. 2010 Oct;48(10):1149-56. doi: 10.3109/13880200903530763. PMID 20860437

10. Grover JK, Khandkar S, Vats V, Dhunnoo Y, Das D. Pharmacological studies on Myristica fragrans//antidiarrheal, hypnotic, analgesic and hemodynamic (blood pressure) parameters. Methods Find Exp Clin Pharmacol. 2002 Dec;24(10):675/80. PMID 12616960

11. Fujisaki R, Kamei K, Yamamura M, Nishiya H, Inouye S, Takahashi M, Abe S. In vitro and in vivo anti-plasmodial activity of essential oils, including hinokitiol. Southeast Asian J Trop Med Public Health. 2012 Mar;43(2):270-9. PMID 23082579

12. Fujisaki R, Kamei K, Yamamura M, Nishiya H, Inouye S, Takahashi M, Abe S. In vitro and in vivo anti-plasmodial activity of essential oils, including hinokitiol. Southeast Asian J Trop Med Public Health. 2012 Mar;43(2):270-9. PMID 23082579

13. L’art de vivre en santé ,images et recettes du moyen âge, Carmélia Opsomer édition du Perron 1991.


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