• Michel Dubray

Redécouvrir les bienfaits de nos plantes locales


Consommer local pour une meilleure gestion et préservation de nos ressources au niveau planétaire devient une véritable nécessité. De nombreuses personnes en ont pris conscience et de plus en plus de consommateurs se tournent vers les marchés et producteurs locaux.


Le besoin d'un retour vers la nature favorise le développement des médecines "dites" douces et plus particulièrement de notre médecine ancestrale: la phytothérapie. De nombreux laboratoires ont conçu des compléments alimentaires à base de plantes pour prendre soin de notre santé.

Si nous regardons de près dans tous ces produits proposés, nous trouvons de nombreuses plantes exotiques: aloés, ginseng, baie de gogi, yam etc...

Elles semblent être devenues indispensables et font oublier à beaucoup que dans notre flore locale nous avons à disposition tous les simples dont nous avons besoin pour améliorer notre santé.

Notre organisme est en harmonie avec le territoire où nous vivons. De ce fait, il est plus adapté et plus efficace de consommer nos plantes locales, plutôt que celles d'ailleurs.


Afin d'illustrer concrètement mon propos, je vous propose ci-après la comparaison de deux plantes ayant une action d'aspirine végétale: le quinquina et le saule.


Extrait de mon livre « Plantes médicinales d’ici ou d’ailleurs »



Deux aspirines végétales

« Deux écorces à fièvres »

Au sujet du Quinquina et du Saule

…….Le saule comme le quinquina ont en commun trois actions : les fièvres, les douleurs (surtout articulaires) et les excitations génitales. Pour ces dernières indications la fleur est privilégiée chez le saule et on peut lire dans certains ouvrages que la fleur femelle contient des œstrogènes et les fleurs mâles une hormone similaire à l’hormone mâle ?!

En surdosage on assiste aux symptômes d’acouphènes, bourdonnements et congestion sanguine des oreilles pour les deux plantes aussi ! Avec moins de risques pour le saule, que ce soit de par ses composés ou par tradition empirique.

La différence est dans la clarté et le besoin de l’élément AIR que réclame le saule, contrairement au quinquina, et dans leurs exigences de pousse. Cet élément donnant au saule un caractère assouplissant des articulations et une action à spectre plus large sur les fièvres qu’elles soient du printemps ou de l’automne dues aux changements climatiques ou à l’élimination de déchets, toxines de l’organisme. Le quinquina s’adresse aux fièvres climatiques humides et chaudes alors que le saule s’adresse aux fièvres de toutes origines mais surtout aux fièvres climatiques humides et froides. Ce qui peut expliquer les succès mitigés qu’ont eu certains médecins de campagne de la fin du XVIIIème siècle. Même si le quinquina était le remède de secours d’urgence privilégié.

On note cette manifestation aux oreilles qui indique en Médecine Traditionnelle Chinoise une « plénitude de rein ». L’activité du quinquina sera plus sur l’énergie du foie, du sang (donc l’immunité) ; l’activité du saule sera plus sur les reins, les os (sur le métabolisme de l’eau, d’où action analgésique et presque cortisone like) [5] C’est le remède des pertes de liquides organiques (eau, lait ou sang) = vide d'énergie (asthénie majeure) = Yang non contrôlé (manifestations tendino-musculaires généralisées et aggravation par le froid) et dermatoses (manifestations chaleur à la peau). [5]

Pour P. Schmidt, c'est le remède des thrombopénies (avec Radium bromatum).

Le saule pouvant être pris plus régulièrement que le quinquina manifestant moins d’effets secondaires que le deuxième. Par des teneurs en principes actifs moins puissants certes, mais plus « équilibrés ».





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Salix cinerea- Saule cendré

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